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La plupart des stratégies ESG s’arrêtent à la stratégie.

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  • il y a 4 jours
  • 2 min de lecture

Chaque Semaine de la Terre, LinkedIn se remplit d’organisations qui partagent leurs engagements en matière de durabilité. Des cibles. Des cadres. Des promesses. Et, dans la plupart des cas, elles sont sincères. Mais il existe un écart dont on parle trop peu. Nous l’avons observé de près : celui entre ce que les organisations s’engagent à faire sur papier et ce qui est réellement construit, financé ou approuvé sur le terrain.


Lorsque Moltex Energy s’est tournée vers nous, elle disposait d’un modèle crédible de petit réacteur modulaire ainsi que d’un programme de financement fédéral auquel elle devait accéder. Le problème : les PRMs n’étaient pas admissibles au Fonds stratégique pour l’innovation. Aucun discours ESG n’allait changer cela. Ce qui a fait la différence, c’est une démarche ciblée de plaidoyer politique. Cela a impliqué de s’insérer dans le processus décisionnel, de comprendre qui détenait le pouvoir et pourquoi, puis de faire valoir les arguments jusqu’à ce que les critères d’admissibilité évoluent. Une fois ce changement effectué, Moltex a obtenu 50,5 millions de dollars en financement fédéral, soit plus de deux fois et demie le montant accordé au promoteur suivant. Nous avons également contribué à faire renverser la décision de la Banque de l’infrastructure du Canada d’exclure les projets nucléaires, ce qui a mené à d’importants investissements dans le nouveau nucléaire.


ARC Clean Technology évoluait dans un contexte similaire : une technologie prometteuse de réacteur ARC-100, des programmes fédéraux complexes et un écosystème d’énergie propre à la fois concurrentiel et en pleine structuration. L’entreprise disposait de la technologie, mais faisait face à un enjeu d’accès : obtenir les bonnes rencontres avec les bons décideurs au bon moment. Porter O’Brien a cartographié l’ensemble de l’écosystème fédéral, élaboré une stratégie d’engagement des parties prenantes et joué un rôle clé dans l’obtention du financement initial d’ARC dans le cadre du programme d’activités préalables au développement de projets d’électricité propre. Cela a permis de positionner l’entreprise comme un acteur crédible et viable de l’écosystème émergent des PRMs au Canada, bien avant que le marché ne suive.


Deux entreprises différentes. Deux défis de financement distincts. Une même réalité sous-jacente : les engagements en matière d’énergie propre ne se traduisent pas en résultats concrets sans une compréhension fine des mécanismes d’élaboration des politiques publiques.


C’est l’angle mort de nombreuses conversations sur la durabilité. Les organisations consacrent des efforts réels à l’élaboration de cadres ESG, à l’évaluation comparative de leurs divulgations et à la production de rapports annuels conformes aux attentes. Très peu se posent la question plus exigeante : influençons-nous réellement l’environnement politique qui détermine si nos objectifs de durabilité sont atteignables?


Au Canada, cet environnement évolue rapidement. Programmes fédéraux de financement de l’énergie propre, exigences provinciales en matière de durabilité, engagements en infrastructures, obligations liées aux partenariats avec les communautés autochtones… Le cadre politique entourant l’énergie et la durabilité est plus actif — et plus déterminant — qu’il ne l’a été depuis une génération.


Si votre organisation prend ses engagements en matière de durabilité au sérieux, la question à se poser en cette Semaine de la Terre n’est pas de savoir si votre rapport ESG est prêt. C’est de savoir si vous avez les bonnes personnes dans les bonnes salles pour concrétiser ces engagements.


C’est précisément le travail que nous faisons. Contactez-nous dès aujourd’hui.

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